Artisanat créatif,  Exposition

Salon des Artistes de l’Amitié 2021

Reporté à plusieurs reprises pour cause de Covid, le Salon des Artistes de l’Amitié 2021, organisé par la Municipalité du Favril, l’association Culture et Patrimoine du Favril et L’Amitié Beauce, Perche et Thymerais va enfin pouvoir se tenir les 24 et 25 juillet 2021.

Le lieu : Salle Polyvalente – Le Favril 37 rue de la mairie 28190 Le Favril

Invitée d’honneur : la sculptrice Ybah

Seront exposées les œuvres de 12 artistes :

Lire les articles-portraits des artistes plus bas

  • Ybah, sculptrice
  • Annie Laisney, peinture
  • Jean-Marc Lamy, poterie
  • Jean Grison, poterie, céramique
  • Iule Amado-Fischgrund, mosaïque
  • Marie-José Malargé, peinture
  • Elena Cholet, peinture
  • Didier Leplat, photographie
  • Daniel-Henri Feuillade, photographie
  • Gérard Fally, peinture
  • Françoise Boullier-Horny, gravure
  • Jean-Pierre Champdavoine, peinture

Merci à notre partenaire « La Gazette Beauce, Perche et Thymerais » de nous autoriser à reproduire ici les portraits des artistes publiés dans son numéro n° 50

Lire la présentation de ce numéro 50 dans l’article de notre blog qui lui est consacré. (où vous trouverez un bulletin d’abonnement)

YBAH, invitée d’honneur

Ybah © Françoise Trubert

Ma démarche
« Au-delà de moi, il y a toi ; le modèle, notre histoire et notre vécu… Un hymne à la vie »

Je sculpte, traversée par l’ambivalence de mes émotions et des énergies qui m’entourent. Mes mains sont animées par divers souvenirs d’inspirations primitives et contradictoires, nourries par le désir de vivre mon modèle plus qu’intensément.

Rêves Croisés – Ybah © image Françoise Trubert


C’est ainsi que l’Argile vibre sous mes doigts frénétiques pour impacter les formes sorties de mon esprit, nourries par mon regard captif du modèle.
À cet instant magique, les volumes, courbes et contre courbes jaillissent instinctivement, enfantés par les flots de mes sentiments prégnants.
C’est un véritable corps à corps.
C’est dans cette perpétuelle quête de la Vie, du Vrai, du Beau, que je puise mon inspiration et que mes regrets se transforment en nouveaux défis.
Et, Merci la Terre !

Ybah présente sa dernière réalisation de “Charlie” © la GBPT


Fragment de « Charlie » … la Vie, la Mort
Il y a eu les évènements terribles de « Charlie », évènements extérieurs qui bouleversent votre Vie. J’ai eu l’impression que le ciel me tombait sur la tête et je me suis recroquevillée.
J’ai senti pendant un temps donné dans mon atelier, ce moment, cette émotion forte et mon cerveau a été « un moment T », mon élément moteur.
Cela on le garde en soi. Ensuite, je suis allée travailler, approfondir et mettre en exergue.
Avec cet attentat de « Charlie », j’ai ressenti une telle douleur qu’il fallait que j’exprime ce que je ressentais.
« Charlie » et notre période du confinement font que la sculpture « Charlie », que je suis en train de réaliser, aura sur le visage un masque FP2.
Ce sont deux éléments de la vie, indépendants de notre volonté, qui vous obligent à réfléchir sur le cours de votre vie, du monde et de la société dans laquelle nous vivons.

Son site : https://www.ybah-sculpteur.com/

Annie Laisney, peintre

Annie Laisney, orthophonies à la retraite, peint depuis plus de 30 ans. Elle réalise des tableaux en acrylique avec différentes techniques comme le collage ou encore de la poudre de marbre parfois mélangée avec de l’huile.
Ses sources d’inspiration sont les voyages, les évènements de la vie… Elle peint souvent même sans savoir ce qu’elle va faire et modifie les choses au fur et à mesure.

La girafe sauvage

Les débuts
« Je me suis acheté des bouquins, j’ai commencé à dessiner et plus tard je me suis inscrite à des cours à Chartres où j’ai fait la connaissance d’Elyane Vally. Et c’est là que tout a commencé… J’ai appris à prendre le temps. À partir des années 2000, Elyane m’a encouragée à exposer. »
L’inspiration
« Ce qui me touche, ce sont des évènements d’actualité… Je suis inspirée par les voyages et là je pense à mon retour d’Andalousie. Ou alors, c’est complètement de l’imaginaire…
Au début je peignais beaucoup la musique, la guitare. Puis, j’ai eu la série des fenêtres, j’étais curieuse de chercher l’humain derrière les murs. Les étapes de la vie sont également des sujets qui m’inspirent.
Dans ma peinture, les murs sont repoussés pour échapper à la ville.
J’étais beaucoup à l’écoute des gens en tant qu’orthophoniste. Et mon métier m’a influencée. À force de travailler avec les enfants, j’ai dû garder aussi un côté enfantin.
»

Marais

La compréhension
« Je pars comme ça, sans me poser de question, sans trop réfléchir. Je pose mes couleurs et je vois comment je vais évoluer (sauf pour un sujet imposé). Je n’intellectualise pas, je suis mes sensations. Parfois les choses glissent, se déstructurent, ou des spectres et des ombres apparaissent. Je n’analyse pas trop, je n’ai pas trop envie de savoir… mais souvent je comprends après coup. »

Jean-Marc Lamy, potier

Un autodidacte de talent
Depuis plus de vingt ans, Jean-Marc Lamy s’intéresse à la poterie. Il a appris lui-même, sans cours, uniquement avec de l’entraînement. Il réalise aujourd’hui des céramiques de grès mélangées à de la cendre (poterie). Il utilise le tournage avec la cuisson au bois afin de réaliser ses pièces. Ses sources d’inspiration sont la Nature, les arbres, la rivière, les roches ainsi que les saisons. Il transmet son savoir à des personnes vraiment intéressées. Il échange avec des amis potiers. Les critiques l’aident à évoluer et avoir un regard différent. Sa passion a enrichi sa vie, et l’aide à se perfectionner tous les jours.
C’est en faisant, c’est-à-dire en tournant et en cuisant que Jean-Marc Lamy a tout appris, après avoir essuyé plusieurs échecs.
Il faut bien connaître son four et être passionné pour faire une cuisson, c’est physique. Une cuisson c’est entre 17 et 18 heures de patience où il ne faut rien faire d’autre. À 100°C, il commence à enfourner, en faisant bien attention à ce que deux poteries ne se touchent pas. Puis il augmente la température de 100°C toutes les heures jusqu’à 1280 ou 1300 °C. Quand la cuisson est terminée, le refroidissement est aussi très important.

Un perfectionniste permanent
Ces dernières années, il s’est perfectionné. Il a amélioré les formes de ses poteries. Sa palette de couleurs s’est enrichie. À présent, il se lance dans des pièces importantes. Jean-Marc Lamy offre à son public des grands plats, avec des teintes de vert très particulières. Il cherche en permanence à se surprendre, à découvrir des techniques sophistiquées qui lui permettent de réaliser des créations originales. Ses œuvres sont de plus appréciées par un public de connaisseurs.

Devenu artisan d’art, il expose occasionnellement à la Collégiale Saint-André à Chartres, ainsi qu’à l’Éco-Musée du Perche à Saint-Cyr-la-Rosière, et dans d’autres expositions organisées par des associations culturelles.
En 2018, il a été lauréat au Salon des Agents Territoriaux de Chartres.

Jean Grison, potier-céramiste

Un parcours extraordinaire pour découvrir la poterie
« À 19 ans, j’ai découvert, à la bibliothèque d’Alençon, des livres sur les céramiques grecques que j’ai lus avec beaucoup d’admiration. Un univers que j’ignorais totalement dans le monde ouvrier, à La Ferté-Bernard, où je vivais dans les années d’après-guerre. Cette région était un immense désert culturel, et s’intéresser à la poterie était une drôle d’idée, surtout dans les années 50, lorsqu’on était fils d’ouvrier…
Pourtant, je fis la découverte dans un centre médico-pédagogique d’un atelier où l’on pratiquait la poterie (travail de la terre) et la céramique pour obtenir un émail.
J’étais appelé pour la guerre d’Algérie, et c’est là que j’ai vu la poterie en Kabylie. Les gens utilisaient au quotidien des poteries comme ustensiles.
Quelques temps plus tard, lors d’un voyage dans le pays catalan, mon attention fut portée sur des poteries dans un four gallo-romain, avec un minimum de moyens. L’argile était dans le fond du jardin, et le combustible était le bois à proximité.

C’était la révélation : « je ferai moi aussi mon four »
« Avec beaucoup de réflexion, d’expérimentation et de découvertes, j’arrivais enfin à construire un four rudimentaire. Je m’étais rendu compte que c’était facilement réalisable.
Aujourd’hui, ce qui m’intéresse c’est la maîtrise du feu. J’ai trouvé des possibilités, des phénomènes, des pistes curieuses et des voies qui se présentent à moi et qui ne sont pas utilisées par d’autres céramistes. Chaque cuisson me donne de nouvelles perspectives, m’ouvre des portes insoupçonnées. Cette cuisson là est bonne, elle a quelque chose de plus. Elle me procure une joie et me donne envie de construire, d’aller au-delà. Un résultat d’expérimentation m’a permis de cuire en moins de temps. La modification du four était nécessaire. Il fallait même déconstruire pour reconstruire.
»

La construction d’un four est un secret
« Un four est spécifique. La connaissance des périodes et des temps de cuisson permet de faire une optimisation des temps de cuisson (8 heures au lieu de 12 heures). Réduire la durée de cuisson, tout en obtenant la même qualité et la même beauté, est plus agréable et moins contraignant à entretenir le feu. L’essentiel est de monter crescendo à la température souhaitée à 1050°C
Jean Grison a passé des mois, des années, à observer, à analyser et noter chaque nouvelle variation de température et de durée de cuisson.
Il a consacré plus de 20 ans à chercher les différences de qualité.
Il a aujourd’hui acquis une connaissance approfondie des fours qu’il a créés dans le but de nous offrir des poteries et des céramiques de toute beauté.

Iule Amado-Fischgrund, mosaïste

Se plonger dans le monde mystérieux de l’art ?
J’entrepris donc six ans d’études d’arts plastiques, dont quatre à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Ce cursus polyvalent allait me servir par la suite.
En effet 1968 arrive et l’atmosphère ambiante m’incite à aller voir ailleurs si l’air qu’on y respire est plus frais…
Cuba, les États-Unis puis l’Espagne seront chaque fois des aventures différentes pendant lesquelles j’aurai l’occasion de réaliser des projets variés : dessin et impression textile, design de meubles, illustration de livres d’enfants et d’affiches, graphisme et mise en page.
Mais c’est à Grenade et Cadix en Espagne que mes rencontres avec deux artistes céramistes, l’une anglaise, Suzan Hart, élève du célèbre céramiste Bernard Leach, l’autre espagnol, José Aragon assistant de Miro, favoriseront mon apprentissage du travail de la terre. Ce qui va permettre à mon retour en France un premier ancrage dans cette activité céramique entre formation personnelle, création et enseignement. Puis une autre rencontre avec André Chemla, descendant d’une grande famille de céramistes tunisiens, m’initiera aux différentes techniques de décor sur céramique.

1995 : je découvre l’Eure-et-Loir …
Je découvre l’Eure-et-Loir et les premières rencontres internationales de mosaïque de Chartres ainsi que les maîtres-mosaïstes de Ravenne, Verdiano Marzi et Giovanna Galli.
Avec eux et avec France Hogué, mosaïste professeur aux ateliers de la ville de Paris, je me formerai pendant cinq ans à cet art millénaire.
Après la terre, la pierre, après la plasticité et la transformation de la matière, la dureté et la résistance, après le façonnage à main nue, la marteline et le tranchet.
Donc, avec d’autres matériaux et des techniques différentes, d’autres façons pour moi de mettre en forme l’imaginaire…
À travers toutes ces années je n’ai jamais cessé, parallèlement à ma démarche de création, de transmettre ces savoir-faire dans les trois ateliers que j’ai successivement fondés à Paris puis à Pontgouin. Et en 2006, autant pour ma production personnelle que pour l’enseignement professionnel que j’ai pu dispenser, j’obtenais le titre de Maître Artisan en métier d’art décerné par la Chambre des Métiers de Paris.

Rêverie

Des activités qui ouvrent des univers
Je peux dire que permettre à des enfants et des adultes de s’épanouir dans ces activités qui ouvrent des univers, m’a donné et continue à me donner autant de plaisir que les nombreuses expositions personnelles et collectives auxquelles je participe.
En tant qu’artiste je dirai que les mouvements d’art brut, d’art dit singulier dans ce qu’ils ont de spontanéité et d’imagination, d’urgence parfois, de liberté et de transgression, m’ont conduit à m’approprier ces matériaux et ces techniques pour exprimer ma relation au monde. D’abord avec la terre, puis en utilisant en mosaïque aussi bien les matériaux traditionnels tels que marbres, granits, terres cuites, pâtes de verre, mais aussi ceux récupérés au hasard de promenades et de voyages, je me lance chaque fois le défi d’obtenir au minimum une cohérence et si possible une harmonie.
J’essaie par cet assemblage complexe, à l’image de notre société d’humains mais aussi de ce qui fait plus globalement notre monde et sa richesse, de traduire aussi bien la vie que la trace de celle-ci, et par là de conjurer de façon ludique le tragique de notre destin.

Son site : https://brikezolces.jimdofree.com/

Marie-José Malargé, peintre

Dès son plus jeune âge, Marie-José Malargé était destinée à peindre.
Elle raconte cette relation « particulière » avec la peinture : « L’institutrice à l’école maternelle avait demandé à ma mère de me trouver un professeur de peinture. Faire une telle démarche en 1951, c’était formidable pour l’époque. Ma mère avait compris que c’était important pour sa fille. Elle a cherché un peintre qui prenait de élèves. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée parmi des adolescents qui étaient bien plus grands que moi. À l’époque, j’habitais Rueil-Malmaison, nous allions dessiner sur le motif. J’ai entre autres le souvenir de l’église de Rueil. Pendant toute mon adolescence j’ai continué à peindre. Je peux dire que j’ai réalisé mon premier tableau à 16 ans. C’était une chaumière à la plume et à l’encre de Chine ».

Deux tasses

Un choix particulier de peinture
Marie-José Malargé précise : « Lors d’un séjour aux États-Unis, je me suis inscrite à l’école du Musée de Boston J’ai voulu continuer à prendre des plumes et j’ai imaginé utiliser de la gouache plutôt que des encres de couleur qui passent à la lumière. À part les différents ocres, j’utilise les couleurs primaires. Pour obtenir un vert, je superpose des bleus et des jaunes. La palette est limitée ».

Branche de cerisier

Sa plus belle récompense
C’est en 1980 et en 1983 que l’État a acquis deux de ses œuvres.
Cette artiste installée dans le Thymerais, expose aux quatre coins du monde (France, États-Unis, Pays-Bas, Brésil, Japon…). Elle nous emmène dans son univers artistique.
Elle reste fidèle à sa technique : une peinture à la plume, déposée sur le papier comme une écriture où elle explore, apprivoise et s’approprie son espace et ses objets familiers dans toutes leurs dimensions.

Son site : https://mariejosemalarge.com/

Elena Cholet, peintre

Devant les œuvres d’Elena on se pose les questions Quand et Pourquoi ?
La réponse pourrait se trouver dans le temps des contes « Il était une fois », qu’on acceptait si facilement étant enfant, livre à la main.
C’est un univers habité, mystérieux, plein de rencontres inattendues qui ne se laisse pas attraper d’un seul regard. Il faut rentrer, prendre un chemin parmi plusieurs entrées sans le labyrinthe et se laisser surprendre, parcourir les histoires dans l’histoire ou en composer la vôtre. Vous avez carte blanche. Dans ce monde imaginaire, entre subconscient et rêve, prenez place autour du feu et écoutez un conte. Soyez le narrateur si vous avez envie. Le merveilleux ne manque pas de danger, mais ici vous ne serez jamais seul. Quelques personnages vous conduiront.
L’espace – temps
Le fil du temps n’a pas de repère fixe, il suit sa propre logique, sans attachement. Les acteurs des scènes trouvent leur place dans l’espace en défiant les contraintes de perspective, le sens de la lumière. Mythologiques ou oniriques, ces personnages sont forts de leurs liens et poussent le fil narratif à travers les tensions qui se créent.
Des mondes superposés à vérités multiples, élaborent ensemble un sujet unitaire qui porte une sensibilité, une âme, enrichi d’une autre réalité.

Il était une fois – Elena Cholet

La vision du monde
En toute innocence, l’artiste joue avec sa propre perception et celle du lecteur. Il déchiffre et recodifie le monde visible et imaginaire. Il décompose et reconstitue. Il manifesta son langage et, acteur de la création, il est lui-même spectateur de la réalité révélée, lui donnant une autre visibilité.
L’œuvre n’est pas l’affirmation d’une certitude, mais elle ouvre une porte vers le questionnement, vers une exploration de soi et du monde.
C’est une façon « d’embrasser le monde », un exercice de compréhension et de tolérance, une quête d’harmonie.

Les univers virtuels de Didier Leplat

Didier Leplat est un type sérieuse-ment allumé. C’est-à-dire sérieux mais pas tout à fait. Né en 1952, il attrape le virus de la photographie dès ses 10 ans.
Les symptômes sont gravissimes, puisqu’on le surprend à réaliser ses propres appareils photo, dans les pas de son père inventeur.
À l’âge de 22 ans, en 1974, il crée son premier studio photo après une première exposition à Dreux.
Le goût de l’innovation et de l’avant-garde le poursuit : membre fondateur du collectif Graphic-System, il organise des « expositions d’un autre monde » jusqu’en 1982.
En 1986, nouvelle rechute : Didier découvre l’image de synthèse aux Arts déco. Un nouveau souffle pour son approche graphique très personnelle, qui manie les formes, les couleurs, les volumes, les contraste et les marie à l’humour et à la poésie avec amour et tendresse.
En 1989, Didier crée sa propre agence de communication, qui deviendra 7 ans plus tard le studio graphique Souris Verte. Studio graphique au sens large, qui ne fait pas mystère de ses ambitions dans le domaine de la création.
Il redevient indépendant mi 2016 pour poursuivre pleinement ses activités graphiques.

Parallèlement aux « Bissections symbolisantes » débutées en 1980, aux « Univers Virtuels » apparus dès 2002, et au « Trombinotron » mis au point en 2010, tous ses projets graphiques mêlent comme toujours, poésie, humour et invention.

Je travaille avec un assistant : un logiciel 3D
Je commence par créer un monde dans lequel je me sens bien ou dans lequel je veux exprimer un coup de cœur ou au contraire, une rage, un mécontentement.
Une fois les bases établies en choisissant les structures, je m’occupe des matières en variant leur composition et inter-réaction en modifiant la réfraction ou l’aptitude à diffuser les ombres ou à réfléchir la lumière.
Je peux aussi plaquer mes photos sur la matière et jouer de leur transparence.
Je cherche le meilleur équilibre chromatique, celui qui correspond le mieux à ce que je veux exprimer.
Je m’arrange à placer mon éclairage pour faire jaillir la lumière, un peu comme je le ferais dans mon studio photo, avec des spots et des boîtes à lumière.
Ensuite, « je me promène » dans cet univers.
Virtuellement, je redeviens photographe avec un œil acerbe à l’affût des meilleurs endroits et points de vue.
Ma focale favorite est le grand angle comme pour les photographies paysagistes. Ma faveur s’oriente même pour les focales extrêmement courtes.
L’élaboration des scènes 3D me permet aussi de créer des univers dans lesquels nous pouvons nous promener en vidéo.

Son site : http://didier-leplat-photo.com/

Daniel-Henri Feuillade, photographe argentique

Quelle finalité à travers la photographie argentique ?
Daniel-Henri Feuillade a bénéficié d’un complément de formation à la « Famous photographer’s school » lors de ses premiers débuts dans le métier. Cette grande école lui a permis d’acquérir de nombreuses techniques photographiques.
Pour l’artiste, ce qui est important dans la photographie, c’est de réussir à traduire ses émotions.
Grâce à l’argentique, il cherche à jouer avec les plans de ses photographies comme avec une peinture. Il veut donner du sens à l’image et faire vivre l’ensemble de la photo. Pour cela, il joue sur la composition et la profondeur de champs en utilisant la différence de netteté, ainsi que la luminosité de l’image. Cela donne vie à sa photographie.
Ce travail de perfectionnement artistique peut prendre 3 à 4 heures pour un seul tirage.
À ses yeux, ses clichés représentent un plan réel sur le papier mais pas la réalité elle-même. Quand il fait une prise de vue, celle-ci évoque une image à un moment donné. Mais, le temps passant, les éléments s’animent. C’est ce qui rend toutes ses photographies uniques.
La photographie en « noir et blanc » porte mal ce qualificatif avec Daniel-Henri Feuillade. Son travail met en valeur admirablement bien les nuances de blanc, de gris et de noir, pour leur donner une âme.

Bailleau l’Evêque 1998

Une vie consacrée à la photographie
(extrait de La Gazette n° 29 hiver 2012/2013)
Dès 1968, il se consacre entièrement à la photographie. Il se fixe près de Chartres où il présente sa première exposition. En 1975, il ouvre un atelier-galerie à Chartres. De 1973 à 1983, il travaille sur un thème « Murs » et sur le paysage beauceron. Il fait des illustrations photographiques de 3 ouvrages sur la gravure : « Lettres de Beauce » de J. Feugereux, « le clos de jôye » de J. Campilou et « À propos de lithographie » de P. Colomb.
Il rencontre Robert Doisneau, Édouard Boubat et Paul Almasy avec lequel il se lie d’amitié et organise plusieurs expositions. Il côtoie l’écrivain René Étiemble dont il fait une série de portraits. Ce dernier préfacera son livre « Terre de Beauce » Il a comme partenaire lors de « Reflets et Résonances », le peintre Cl. Meurisset.
Entre 1981/83, il abord successivement la thématique du « cirque », jusqu’en 1995, puis pendant 5 ans celle des « fleurs » dans une pure recherche esthétique.
En 2003, à Chartres, il expose : « Quand la Beauce prend des airs d’Amérique ».
Il ouvre à Saint-Arnoult un nouvel atelier-galerie(7 rue de l’église) par une exposition avec le sculpteur Tony Valentine.
Il présentera dans sa galerie plusieurs expositions par an. (voir leur annonce dans l’agenda de DCdB&P).

Son site : http://www.danielhenrifeuilladephoto.com/

Gérard Fally, le « peintre jardinier »

Gérard Fally, « peintre jardinier », peint d’une touche vivante, fidèlement, ce qu’il voit, la texture rugueuse ou fripée, lisse ou duveteuse de la peau des fruits et des légumes, le juteux de leur chair mûre, leurs cicatrices, le chiffonné des feuilles, les radicelles des raves.
L’essentiel de son œuvre se compose de toiles figuratives peintes à l’huile sur le vif.
De son jardin, il extrait ses « modèles ». Sensible à l’authentique, il y cultive les anciens légumes.
Les journalistes l’appellent « le peintre jardinier ».

Avec patience, il peint d’énormes choux charnus, toutes leurs côtes et nervures, la lumière qui s’infiltre, diaphane, entre chaque feuille.
Ce ne sont pas des « natures mortes ». Il préfère le nom flamand de « vies silencieuses ». Ses sujets sont vivants : ils tournent, s’ouvrent et se redressent. Les vers et les insectes déambulent, restituant avec réalisme le détail éphémère. Sous ses brosses, les lumières explosent, la couleur sature et la toile se fait vitrail. Il s’amuse avec les transparences du verre des pots de confiture anciens et la réfraction du soleil sur les cristaux de sucre.

Les végétaux peints par Gérard Fally montrent leurs différences ; chacun a sa personnalité, ses cicatrices, ses défauts et ses qualités. Tous sont valorisés lors de leur mise en scène.
Gérard Fally nous accompagne avec sa peinture, pour poser un regard nouveau sur la nature et apprécier la beauté des choses simples, avec une sensation de joie, d’harmonie et de plénitude.

Son site : http://www.gerardfally.com/index.php

Françoise Boullier-Horny, graphiste

Graphiste de formation, depuis 12 ans, elle se consacre à la gravure.
Elle grave autant sur bois (xylogravure) que sur métal, avec des techniques différentes : pointe sèche, eau forte et aquatinte.


La gravure sur métal
C’est avec des pointes sèches de différentes grosseurs que l’on peut graver sur le métal. Le dessin est réalisé directement sur la plaque. Pour les puristes il doit être fait à l’envers. Une fois imprimé le dessin est ainsi à l’endroit.
« Cette technique est l’expression de ma sensibilité et je m’aime bien ».
Au tirage, la pointe sèche donne un velouté dû aux barbes créées par les sillons gravés dans le métal. C’est surtout une expression en noir.

La gravure sur bois
C’est une technique qu’elle privilégie. Elle lui permet d’une part de travailler en couleur et d’autre part de réaliser des créations abstraites. Elle part d’un sujet et laisse petit à petit sa main guider la gouge (instrument pour graver) et en fonction de sa première impression, elle a souvent des surprises agréables.
« Au fur et à mesure des tirages, des formes apparaissent et la superposition des couleurs m’incite à partir, parfois dans d’autres directions. Le mélange de techniques m’intéresse. Par exemple des empreintes de feuilles, de plantes, … »

Création d’un bestiaire
Elle a créé un magnifique bestiaire. « J’aime les oiseaux et j’ai eu envie de commencer par les chouettes… ». En fonction des coups de cœur, elle a gravé des ânes, des grenouilles et des écureuils à son retour de Montréal.
Chez les animaux, c’est souvent une attitude et une couleur, à un moment précis, qui lui donne une pulsion de création.
Françoise Boullier-Horny appartient à une association de graveurs à Paris, qui participe à de nombreuses expositions. L’association est présente, chaque année, à la journée de l’estampe place Saint-Sulpice à Paris.

Jean-Pierre Champdavoine, peintre des aquarelles du Perche

Tout dans ses peintures est le reflet de nos beaux paysages percherons.
Nous trouvons les émotions du peintre qui vous transmet dans le moment de sa création ce qu’il ressent et ce qu’il observe.

Vous trouvez une lumière intense om le soleil éclaire les horizons des vertes collines dont les verts changent des champs aux arbres ou les brumes qui enveloppent un cours d’au qui se fraie un chemin, que vous devinez, dans des terres grasses ocres et brunes.

Des instantanés où la vie est en mouvement
Quelque soit la saison, vous sentez le courant d’air d’automne dans la prairie bordée de tous les arbres multicolores, ou en été, la brise qui fait onduler les champs de blé mûr. Pour un peu, vous pourriez sentir l’odeur des bois et des herbes fraîches du terroir. C’est cela que Jean-Pierre Champdavoine communique dans ses tableaux.
Des évolutions remarquables
Depuis quelques années, sa peinture évolue et je l’aime davantage, car elle atteint un degré de perfection dans le domaine de l’aquarelle. Chaque chose est délicatement détaillée, des feuilles rousses parsemées sur un chemin de terre, un reflet sur un étang, des gros nuages blancs dans un ciel bleu limpide, un ressenti de froideur d’hiver parmi des arbres enneigés ou des ombres entre les arbres et des champs obscurs. Rien n’échappe à la minutie de la peinture de l’Artiste.

Mon Perche à moi
« Je peins ce que je connais bien. J’ai mis deux ans pour certains tableaux, à traîner, à regarder, à m’imprégner du vent, du soleil, de la lumière et de chercher à m’acclimater. Je peins par rapport à une émotion. Dans le Perche, je cherche le petit coup de lumière.
Je travaille à l’instinct, au coup de vent. Entre Bellême et Rémalard, j’ai rendu dans un tableau l’ondoiement dans un champ où l’on sent le vent. J’aime entendre le silence. Je traduis un paysage. Les peintures du Perche sont des petits morceaux de moments dans un puzzle qui rend la plénitude du pays dans sa complexité du matin, le midi, le soir dans la chaleur où le soleil se couche
».

Son site : http://www.champdavoine.net/

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